01 avril 2007

Elections législatives 2007







La liste du PS pour les élections législatives 2007 dans la province de Liège a été présentée ce lundi 26 mars 2007. Elle sera emmenée par Michel Daerden tandis qu'Alain Mathot poussera la liste en 15e position. Après avoir raté de peu un 7e siège en 2003, la liste socialiste se donne pour ambition de repartir à la conquête de ce siège supplémentaire. Parmi les candidats de Liège-ville, on note la présence de Marie-Claire Lambert, à la fois en 2e position effective et 1ere suppléance, de Delphine Salou (13e effective) ainsi que celle de .... Hassan Bousetta, neuvième effectif et premier candidat d'ouverture.
Je vous donne rendez-vous ici même pour vous informer sur le déroulement de la campagne ainsi que sur www.bousetta.be. Le scrutin aura lieu le 10 juin prochain.

1. Michel Daerden
2. Marie-Claire Lambert
3. Guy Coëme
4. André Frédéric
5. Linda Musin
6. Thierry Giet
7. Josette Michaux
8. Edmund Stoffels
9. Hassan BOUSETTA
13. Delphine Salou
15. Alain Mathot

02 mars 2007

Le budget 2007 de la ville de Liège est adopté

Ce mardi 27 février, le conseil communal de la ville de Liège a adopté son budget 2007. Dans la foulée, il a également adopté ceux du CPAS et de la police.

Le vote du budget est un moment essentiel dans la vie d'une commune. Chaque dépense des autorités communales doit en effet être justifiée par un article budgétaire. D'où l'importance de ce document dans le fonctionnement quotidien de chaque service. Le budget, c'est en quelque sorte la traduction en chiffres de ce qu'on veut (ou doit) faire dans le courant de l'année.

Un budget communal se présente en deux parties. Il y a tout d'abord le budget ordinaire, qui reprend l'ensemble des dépenses habituelles de la ville. Ce sont l'essentiel des dépenses que l'on prévoit. Ensuite, il y a le budget extraordinare qui reprend les dépenses d'investissement que l'on envisage. A Liège, le montant du budget ordinaire de 2007 s'élève à 483 317 083 Euros soit près de 19 milliard de francs belges. Le budget extraordinaire de cette année quant à lui s'élève à 18 794 525 Euros, soit plus de 700 million de francs belges.

Il n'aura échappé à personne que la ville de Liège vit une situation budgétaire délicate. C'est l'héritage des années passées que nous continuons à assumer (avec notamment une très lourde charge des pensions du personnel retraité). J'ai eu l'occasion de l'expliquer plusieurs fois durant la campagne électorale, notamment lors d'une rencontre avec des jeunes de Bressoux-Droixhe (à qui, de mon point de vue, on explique pas suffisamment ce genre de choses). Mais cela n'a pas empêché le collège de présenter un budget 2007 en équilibre, c'est à dire que le montant total des dépenses est équivalent au montant total des recettes. L'équipe de Willy Demeyer a voulu s'inscrire dans une gestion prudente et a demandé à la plupart des départements de la ville de comprimer leurs frais de fonctionnement.

Je ne reviens pas sur les polémiques déclenchées par l'opposition sur la piscine Jonfosse, l'Opéra Royal de Wallonie ou le précompte immobilier. La presse en a suffisamment parlé. Mais il me plait par contre de souligner que le collège communal a décidé de répondre favorablement à la demande de réaménagement de la parcelle musulmane du cimetière de Robermont. Un crédit de 30 000 Euros a été inscrit au budget 2007 à cet effet.

J'aurai l'occasion d'y revenir.

16 février 2007

Le conseil communal des enfants: la ville au futur


Le troisième Conseil communal des enfants de la ville de Liège a été installé officiellement ce lundi 29 janvier 2007. Ce conseil un peu particulier a pour objectif d'initier les enfants à la vie communale et à l'apprentissage de la démocratie. Il cherche à leur faire percevoir l'importance du dialogue, de l'écoute réciproque et du travail en groupe. Comme leurs aînés, les 48 représentants des enfants, tous âgés de 10 à 12 ans, ont été élus démocratiquement et cela pour une période de deux ans.
Ce qui est fort remarquable dans cette élection, c'est l'extraordinaire diversité qui se dégage du conseil. Il y a tout d'abord plus de filles que de garçons (28/20). Ensuite, tous les quartiers de la ville sont représentés et on peut même observer une progression constante du taux de participation dans les quartiers moins favorisés. Enfin, les patronymes des élus laissent accroire qu'ils sont d'origines extrêmement diverses. Probablement plus de la moitié d'entre eux ont un parent ou un grand parent venu d'ailleurs.
Finalement, la composition du conseil communal des enfants est une photographie de ce que pourrait être la ville au futur, une ville encore plus riche de ses différentes couleurs et sensibilités. Et c'est ce me (ti) ssage qui m'apparaît comme particulièrement important. Je note aussi que dans les textes figurant sur leurs fiches de présentation, les enfants sont nombreux à souhaiter une ville sans racisme.
En cela, leurs préoccupations ne sont pas différentes de celles de nombreux membres du conseil des adultes. Toute la question est de savoir si nous, les actuels mandataires communaux liégeois, seront à la hauteur du défi de ce Liège en devenir. La tâche est énorme et le temps est compté.
PS: La liste complète des nouveaux élus n'est pas encore disponible en ligne, mais pour obtenir néanmoins des infos utiles sur le conseil communal des enfants, vous pouvez cliquer ici

06 février 2007

Les Marocains moins heureux à Liège ?

Un collègue, à qui rien n'échappe, me signale la publication dans La Dernière Heure d'aujourd'hui 6 février 2007 d'un article intitulé "Les Marocains plus heureux à Rotterdam et Anvers qu'à Bruxelles". Après vérification, il s'agit de la reproduction fidèle d'une dépêche Belga/ANP. Elle relate les conclusions d'une étude de psychologie sociale menée par Hilda Lubbers sous la supervision du Professeur Jan Pieter Van Oudenhoven de l'Université de Groningue.

La recherche vise à comparer le "bonheur" de vivre dans deux villes francophones et deux villes néerlandophones. Selon cette recherche, les Marocains (pour être précis, les Marocains, les Hollando-marocains et les Belgo-marocains) se sentent plus heureux à Rotterdam et Anvers qu'à Bruxelles ou Liège. Les Marocains de Rotterdam accordent une note de 7,4/10 sur leur bonheur de vivre dans cette ville. Le chiffre est parfaitement identique à Anvers. La note est de 6,4/10 à Bruxelles et de 6,2/10 à Liège.

L'explication qui est avancée par le Professeur Van Oundenhoven dans la presse pour éclairer ces résultats mérite d'être citée intégralement tant elle me semble déroutante pour ne pas dire complètement tirée par les cheveux. La voici résumée:

"Nous avions en effet à l'idée que les Marocains, compte tenu de leur langue et de leur origine culturelle, se sentiraient plus proches du monde francophone (..) Nous pensions donc que les Marocains à Bruxelles et Liège auraient été plus satisfaits que leurs compatriotes vivant à Anvers et Rotterdam.(...) Quand ta propre culture présente des similitudes avec la culture dans laquelle tu es immiscé -comme c'est le cas pour les Marocains vivant en Wallonie - tu essayes de t'y fondre et de t'y adapter. Mais tu n'y parviens jamais complètement et un sentiment de frustration demeure. Si tu n'agis pas de la sorte et que tu restes dans ton propre groupe, tu as moins de frustrations et tu es donc plus heureux (...) ".

N'ayant pas lu la recherche en question, il est difficile de pouvoir en faire une critique informée. C'est d'ailleurs pour cela que j'ai dès ce soir contacté les auteurs pour obtenir une copie du travail. Celà étant, pour bien connaître ces quatre villes et pour bien connaître les cuisines de la recherche tant en Belgique qu'aux Pays-Bas, je trouve les résultats présentés dans la presse pour le moins surprenants. Cinq points méritent commentaire:

1. J'ai moi-même mené une recherche comparative sur les Marocains dans 4 villes dont 2 sont également étudiées par Lubbers et Van Oudenhoven (i.e. Anvers et Liège). Même si c'est souvent ce que l'on attend de ce type de recherches, je crois qu'il faut résister à la tentation de tirer des conclusions trop normatives du genre "C'est mieux ici", "C'est plus efficace là-bas", "Ils sont mieux intégrés là-bas". Personnellement, je n'aime pas trop émettre des conclusions normatives sans un minimum de précaution. Je n'aime pas non plus lorsque des collègues le font, a fortiori par voie de presse et avec de péremptoires cotations sur 10 à l'appui.

2. Tout qui a procédé à des recherches comparatives sait pertinemment qu'on est inévitablement confronté à des problèmes méthodologiques sérieux. Comment être assuré que les réponses aux questions des enquêteurs ont la même signification d'un contexte à l'autre? Comment s'assurer que les questions sont comprises par les enquêtés de la même manière d'un contexte à l'autre? Comment s'assurer de l'équivalence des significations lors de la traduction d'un questionnaire? Etc, etc. Tout cela demande un travail de réflexion minutieux. Et je crains fort que l'approche quantitativiste et behavioriste de mes collègues psychologues sociaux néerlandais n'aient ici fait l'impasse sur ces questions.

3. Toute précaution méthodologique gardée, il y a deux informations qui me semblent confirmer mes propres observations. Cela concerne tout d'abord la perception de la discrimination. Selon Van Oudenhoven: "Aux yeux des Marocains, il n'y a pas de différence à ce sujet entre la Belgique et les Pays-Bas" Les conclusions de ma thèse n'abordaient pas précisément la question de la discrimination, mais pointaient du doigt l'idée selon laquelle il y a une plus grande convergence dans les réalités vécues par les Marocains que ce qu'on pourrait penser au départ d'une réflexion basée sur des modèles d'intégration supposés radicalement différents. La deuxième chose qui me semble parfaitement plausible concerne l'impact des mouvements xénophobes du type Vlaams Belang à Anvers ou Pim Fortuyn à Rotterdam. C'est une des choses qui m'a le plus frappé à Anvers. Je n'ai pas perçu dans les très nombreux entretiens que j'ai fait à Anvers d'inquiétude ou de crainte spécifiquement liée à l'importance du Vlaams Belang dans cette ville. En revanche, j'ai pu observer partout où j'ai enquêté un sentiment d'injustice par rapport aux phénomènes de racisme et de discrimination ordinaires.

4. Je trouve l'explication des résultats non seulement tirée par les cheveux mais à la limite de l'insupportable. Si l'on suit Van Oudenhoven, l'intégration ne pourrait qu'avorter: "tu essaies de t'y fondre et de t'adapter, mais tu n'y parviens complètement jamais". Et cet échec de l'intégration, pour reprendre l'idée chère à Daniel Ducarme, produirait de la frustration et par voie de conséquence un "bonheur" moindre dans des villes comme Liège ou Bruxelles. A l'opposé, vivre à l'écart de la société (dans son propre groupe, sic) conduirait à moins de frustration et donc plus de bonheur ! On croit rêver. Tout cela pourrait finalement se résumer par la formule "Pour vivre heureux, vivons séparés" Un peu comme s'il n'y avait pas à Anvers et Rotterdam des Marocains qui tous les jours s'efforcent de s'intégrer individuellement à la société flamande ou hollandaise ! Comme s'il n'y avait pas d'intégration, et je dirais même d'assimilation complète, de Marocains à Bruxelles ou à Liège !

5. Finalement, on peut s'étonner que la situation de l'emploi, du logement, de l'éducation, les législations sur le séjour, celles sur le regroupement familial (et Dieu sait si elles posent des problèmes aux Maroco-néerlandais), les réglements communaux sur le port du voile comme ceux récemment adoptés à Anvers, etc, n'apparaissent pas comme influençant le bonheur des enquêtés.

Si j'avais du répondre aux enquêteurs, j'aurais certainement donné un classement exactement inverse. Sans vouloir être injuste vis à vis de Bruxelles, je sais que j'ai un parti pris évident pour Liège. Mais pour avoir beaucoup bourlingué, je sais aussi qu'on a souvent tendance à juger la vie ailleurs avec des critères de jugement formattés chez soi. L'autre et l'ailleurs sont toujours un peu plus ceci ou un peu moins cela. Ceci étant, je pense que Liège garde encore quelque chose de son passé industriel et ouvrier qui facilite l'intégration dans la vie sociale. Mais je pense aussi que ce creuset est menacé. Celà est perceptible chez les plus jeunes. Il fonctionne de moins en moins efficacement à cause de la situation dramatique que nous vivons sur le terrain de l'emploi. Mais de là à penser que les Marocains sont moins heureux à Liège qu'à Anvers ou Rotterdam ....

Et vous qu'en pensez-vous ?

29 janvier 2007

Liège: nouveau logo, nouveau slogan


Le 17 janvier dernier, le collège communal a dévoilé le nouveau logo de la ville de Liège à l'occasion de la cérémonie de présentation des voeux au personnel de l'administration. A en juger par le brouhaha qui a suivi l'apparition du logo sur les écrans géants de la Foire de Coronmeuse, les premières réactions sont plutôt mitigées. Depuis lors, il y a visiblement débat au sein du personnel de l'administration communale tout comme sur les blogs d'ailleurs. Beaucoup d'antis-nouveau logo s'émeuvent de la confusion entre la représentation stylisée du Perron et ce qui pourrait bien être un majeur tendu bien haut. Pour ma part, je trouve fort heureux qu'on ait décidé de moderniser l'image institutionnelle de la ville. L'ancien logo n'était pas mal. Mais la mention qui l'accompagnait sur le site de la ville et qui disait quelque chose du genre "dessiné par un employé communal", trahissait un certain amateurisme (quels que soient les mérites indéniables du fonctionnaire en question). Quant à la lecture du nouveau logo à double niveau qui est aujourd'hui faite par certains Liégeois, mais qui n'était évidemment pas dans l'intention des concepteurs, je la trouve plutôt amusante et, en tous cas, assez cohérente avec le slogan. Car Liège, c'est définitivement, un certain état d'esprit !

Pour tout savoir sur ce nouveau logo, cliquez ici

06 décembre 2006

Mobilisation anti-fasciste à l'occasion de l'installation du conseil communal à Liège



Voir aussi les liens suivants:
"Le vrai débat en janvier", La Meuse, 05/12/2006 >> Cliquez ici
"Le collège PS-CDH souhaite un nouveau projet de ville. Le match Willy-Didier est lancé >> Cliquez ici

22 novembre 2006

Fin des pronostics pour le prochain collège communal à Liège

"Je mise l’ouverture et Chamas " auraient pu se dire les plus perspicaces parieurs à l'approche du vote d'investiture des futurs échevins socialistes à Liège. En effet, comme annoncé par la presse et relayé sur ce blog, la principale incertitude concernait la désignation ou non d'un candidat d'ouverture au poste d'échevin de la jeunesse et des sports. Et dans l'affirmative, qui de Fouad Chamas ou d'Hassan Bousetta allait être appelé à occuper la fonction. La situation était inédite, puisque pour la première fois à ma connaissance, le PS envisageait sérieusement l'attribution du poste en dehors des candidatures émanant du centre ou de la périphérie. Le verdict est tombé hier dans la soirée. Ce sera finalement bien un candidat d'ouverture qui assurera cette responsabilité en la personne de Fouad Chamas. Son expérience au sein du conseil communal et son résultat en voix de préférence auront fait la différence.

Qu'il me soit permis ici d'adresser toutes mes félicitations à Fouad ainsi qu'à tous les autres échevins désignés par le vote de leurs instances: Maggy Yerna (Affaires économiques), Jean-Géry Godeaux (Travaux), Pierre Stassart (Instruction publique), Jean-Pierre Hupkens (Culture) et Julie Fernandez-Fernandez (Etat civil). C'est là une double preuve tangible d'ouverture: aux non-affiliés, d'une part, et à la réalité multiculturelle de la ville, d'autre part, vu que le collège comptera deux élus d'origine étrangère. C'est aussi une pierre supplémentaire à ajouter à l'édifice de la rénovation du PS entreprise à Liège sous la houlette de Willy Demeyer.

16 novembre 2006

Liège: un échevin asexué politiquement?






Dans son édition du lundi 13 novembre, La Meuse spécule sur la formation du prochain collège communal, selon la nouvelle terminologie, et s'interroge sur la nomination possible d'un échevin "asexué politiquement". Sont ici visés le conseiller communal sortant Fouad Chamas (4e résultat de la liste PS) et moi-même (8e). Triste sort! A peine élus, nous voilà donc déjà émasculés.

Mais qu'est-ce que celà veut dire au juste? Soyons clair, cette expression n'a aucun sens autre que métaphorique. Si les deux personnes visées, en leurs qualités de candidats d'ouverture, ne sont effectivement pas membres du Parti Socialiste, ils ont bien été élus sur cette liste en défendant son programme. Contrairement au Premier ministre fédéral ou au Ministre-Président de la Région bruxelloise qui sont considérés fonctionnellement comme axexués linguistiquement à partir de leur entrée en fonction dans l'optique de dépasser le clivage communautaire, on voit mal comment un échevin pourrait situer son action au dessus des clivages politiques pour respecter des équilibres entre partis ou à l'intérieur de la liste qui les a fait élire. D'autant plus que dans mon cas, j'ai annoncé durant la campagne à qui voulait l'entendre que j'adhérerais en temps voulu à une section du PS liégeois (a priori celle de mon quartier).

Ceci étant, je continue à penser que mon élection est déjà en soi une belle récompense pour le sérieux du travail accompli avec ma petite équipe durant la campagne électorale. Une fonction scabinale serait certes la cerise sur le gâteau et un formidable amplificateur de l'action que je compte mener ... mais ce serait aussi un choix terriblement difficile puisque je devrais immanquablement renoncer à mon activité professionnelle à l'université.

Pour lire l'intégralité de l'article, rendez-vous sur mon site >>> Cliquez ici

03 novembre 2006

Toujours pas de fumée blanche sur la Violette...

L'installation du nouveau conseil communal de Liège aura lieu le 4 décembre prochain. En ville, les spéculations vont bon train concernant la formation du prochain collège. En attendant, Willy Demeyer a, semble-t-il, décidé de lever un coin du voile sur la composition d'une partie de son équipe. Mon nom est évoqué. Mais toute cela reste au conditionnel car rien d'officiel n'est attendu avant la fin novembre. >>>Suite ici

01 novembre 2006

Polémique à propos des vols Liège-Casablanca

Il y a un mois, je vous parlais du lancement prévu pour ce 1er novembre d'une liaison aérienne low-cost entre Liège et Casablanca, via Charleroi. Ces derniers jours, le dossier a pris un tour polémique. Le Ministre wallon André Antoine en charge des transports et des aéroports a finalement décidé de s'opposer aux vols en 'sauts de puce' entre Charleroi et Liège (85km) qui doivent précéder l'envol vers Casablanca.

Raison invoquée? Le dommage causé à l'environnement. Pas moins de 33 tonnes de CO2 par semaine seraient en effet déversés dans l'environnement par ces vols selon l'association 'Bruxelles Air Libre'. A l'heure de Kyoto et après avoir récemment vu le film d'Al Gore "Une vérité qui dérange", je pense que l'argument mérite d'être retenu.

La sortie fort médiatique du Ministre Antoine soulève toutefois quelques questions. Primo, dès lors que la Région wallonne et le pouvoir fédéral décident de laisser se développer deux aéroports proches qui ont vocation à assurer le transport de passagers, il ne faut pas s'étonner que des compagnies privées cherchent à les relier. Tout celà était finalement assez prévisible et on ne peut que regretter cette façon de gouverner au pied du mur. Secundo, si la compagnie Jet4you opte pour une liaison via Charleroi, c'est que BSCA (Brussels South Charleroi Airport) n'est pas en mesure de faire décoller des boeing 737-400 tels que ceux utilisés par Jet4you à pleine charge. Il faudrait pour cela une piste d'au moins 3200 mètres pour 2500 actuellement disponibles à Charleroi (voir La Libre Belgique 27/10/06). Quid alors d'une extension de la piste qui aurait par exemple permis d'alterner les vols Casablanca-Liège et Casablanca-Charleroi? Antoine n'en pipe mot. Tertio, Jet4you est loin d'être la seule compagnie à assurer ce genre de liaison. A quand une interdiction équivalente des vols Charter Liège-Ostende?

Ces questions méritent des réponses porteuses de visions à long terme car l'établissement d'une liaison Liège-Casablanca et d'une liaision Charleroi-Casablanca sont importantes à plus d'un titre. L'avenir économique des villes wallonnes comme Liège et Charleroi passe aussi par une meilleure connectivité avec la périphérie immédiate de l'Union européenne, et a fortiori avec l'une des plus grandes villes d'Afrique. Deuxièmement, la population marocaine de Wallonie et de Bruxelles, longtemps considérée comme clientèle captive par la compagnie aérienne nationale marocaine RAM, voit dans le développement de ces compagnies low-cost une formidable opportunité: celle de pouvoir enfin se libérer du piège des tarifs usuraires, du laisser-aller commercial et du mépris qui caractérisent la politique de Royal Air Maroc (Lire notamment ceci).

23 octobre 2006

Des chiffres et des signes

Quand on veut faire parler les chiffres à tout prix.... il y a toujours moyen d'y parvenir.

C'est ce qu'on pourrait tirer comme enseignement de la faillite spectaculaire des instituts de sondage à prévoir le résultat des dernières élections communales. A Liège, par exemple, ils donnaient le PS à 29,1% en juin (voir ici) alors qu'il réalisera finalement 38%. A Schaerbeek, le PS a été donné un moment à 18% d'intentions de vote pour 25% dans l'urne. Ceux qui ont voulu traduire ces chiffres en signes y sont restés pour leurs frais.

Vous doutiez peut-être qu'on puisse faire parler des chiffres arabes en langage des signes? En voici un autre exemple.

Prenez le chiffre 1763, c'est mon résultat personnel aux élections communales du 8 octobre 2006. Que peut-on en dire?

Eh bien, 1763, c'est la date à laquelle Charles-Nicolas d'Oultremont devient prince-évêque de Liège. Bien moins connu que son successeur, Francois-Charles de Velbruck, l'histoire n'a en effet pas retenu grand chose de son règne (un signe?) sauf peut-être que son élection fut contestée et fort mouvementée (tiens donc!) ... mais confirmée par le pape Clément XIII (himself!). A propos d'Outremont, surnommé par les Liégeois "noss binamé", les historiens Demoulin et Kupper écrivent ceci: "Le comte d'Oultremont, représentant d'une famille riche et influente, soutenu, semble-t-il par les Provinces Unies qui le soupçonnaient néanmoins d'être soumis aux jésuites, l'emporta au cours d'une double élection [ndhb: probablement une anticipation de Liège-centre versus périphérie!] dans une atmosphère d' acharnement et de méfiance rarement atteinte [ndhb: une anticipation sur la formation du prochain collège?]."(1) Les historiens et démographes se souviendront également qu'il a mis de l'ordre dans l'état civil en améliorant l'enregistrement des naissances et des décès au sein de registres paroissiaux qui jusque là étaient très peu fiables en principauté. Il s'intéressera également au sort des milieux populaires à travers 'l'association des citoyens', faisant ainsi évoluer les affaires sociales de son temps.

Et quoi d'autre à Liège en 1763? Eh bien, c'est l'époque où l'on mise sur des architectes étrangers pour lancer de grands travaux: construction de la façade méridionale du palais de justice (celle visible depuis la place Saint-Lambert où se dressait encore à l'époque la cathédrale du même nom, celle qui fut passée à la lance incendie par les pompiers de Liège après l'arrêt Spaghettis désaisissant le juge Connerotte dans l'affaire Julie & Mélissa) par l'architecte bruxellois Jean-André Anneessens, premiers projets d'aménagement d'une place publique, construction de l'hotel de Hayme de Bomal (inclus aujourd'hui dans l'ensemble musuéal du Grand Curtius, autrement dit la où se constuit aujourd'hui l'un des projets les plus importants par rapport à la culture), embellissement du Val Saint Lambert (un coin où l'an 9 annonce l'éclipse de l'an-nuit et où même si un froid glacial viendra inexorablement éteindre le chaud, on sait aussi que le souffle du froid dans le chaud continuera à donner le meilleur produit de la région), etc. (2). Ah oui, j'oubliais, la visite du petit Mozart à Liège accompagné de papa et maman le 2 octobre de la même année 1763. Et, au passage, on peut rappeler que 2006 n'est autre que le 250e anniversaire de sa naissance.

Ailleurs en Europe, 1763, c'est la signature du Traité de Paris qui met fin à la guerre de sept ans. Sept ans, c'est aussi la durée du combat que Willy Demeyer a mené jusqu'à ce jour à la tête de la ville de Liège pour la faire grandir. Il a succédé à Jean Maurice Dehousse en 1999. Et, si je compte bien, il lui faudra encore quatorze ans pour relever le défi tracé par le rapport Liège 2020 du prospectiviste Hugues de Jouvenel, soit deux nouvelles guerres de sept ans à affronter l'ogre et actuel Ministre fédéral des finances. Tiens, quatorze unités, c'est exactement la distance qui sépare Willy Demeyer (18 999) de Didier Reynders (17 250) en termes de voix de préférence quand on retranche 1763 à son score.

Je vous l'avais dit: quand on veut faire parler les chiffres à tout prix ...

PS: Si vous n'avez pas tout 16i, revenez après le 04 décembre 2006.

(1) Demoulin, B. et Kupper, JL. (2002) "Histoire de la principauté de Liège", Toulouse: Editions Privat
(2) Voir le très bel ouvrage "Liège et l'exposition universelle de 1905" sous la direction de Christine Renardy, La Renaissance du Livre, Bruxelles, 2005

Stop ou encore ?

Ce blog n'est probablement pas le plus visité de la blogosphère. Il a néanmoins démontré une utilité certaine de mon point de vue. Il m'a en effet permis d'entrer en contact avec vous et de maintenir le contact avec d'autres. C'est la raison pour laquelle, j'ai décidé de poursuivre l'expérience de ce blog et de le renommer: "B Liège, blog B6" (traduction: Soyez Liège, bloggez B6, c'est à dire avec Bousetta, setta signifiant six en arabe) remplacera désormais "Bousetta Liège 2006".

J'ai également décidé d'activer la fonction "commentaires" (comments ci-dessous). Elle sera toutefois modérée: ce qui signifie que je me réserve le droit de ne pas tout publier.

09 octobre 2006

1763 fois merci !

Les résultats des élections communales à Liège sont finalement tombés tard dans la soirée. Le succès était au bout de l'attente. Les Liégeoises et les Liégeois m'ont offert un succès inespéré. J'entrerai au conseil communal fort du huitième résultat de la liste PS (1 763 voix) alors que je n'étais initialement qu'en 27e position. Je tiens à remercier tous ceux qui m'ont soutenu du fond du coeur. Merci !

04 octobre 2006

L'heure du choix

Amis Liégeois,

Dimanche prochain, vous élirez vos représentants au Conseil communal pour les six prochaines années. C'est un moment important dans la vie démocratique du pays et une étape essentielle pour tous ceux qui se battent pour redynamiser la région liégeoise.

Je fais partie de ces gens là !

Je fais aussi partie de ceux qui travaillent concrètement à faire en sorte que nous puissions mieux vivre ensemble dans le respect de la diversité culturelle. Il s'agit là d'un combat fondamental de notre temps.

Pour le poursuivre, je suis candidat en 27e position sur la liste N°3 du Parti Socialiste à Liège.

Mon engagement: prendre à bras le corps le redéploiement de Liège, valoriser la diversité culturelle et travailleur pour plus de cohésion sociale.

Ma méthode: l'écoute et le travail

Rendez-vous ce dimanche 8 octobre !

02 octobre 2006

Mon invité de la semaine

La dernière ligne droite de la campagne électorale est lancée. Chacun affute ses dernières armes et tente de convaincre les indécis. C'est aussi le cas dans la commune de Saint Nicolas, à deux encablures de Liège. Cette année le scrutin y est marqué par un mano à mano entre deux fortes personnalités: le bourgmestre sortant, Patrick Avril, et l'échevin de la culture, de la santé et de la petite enfance, Abdelkarim Benmouna.

Tous deux se présentent sur la liste du PS et se profilent comme candidats au mayorat.

J'ai eu l'occasion de rencontrer "le Docteur" comme on l'appelle dans sa commune et l'homme m'a fait forte impression.

Avec Ahmed Rassili à Ans (Dr en physique), Fouad Chamas à Liège (Dr en médecine), Hassan Bougrine à Neupré (Dr en physique) et moi-même à Liège (Dr en sciences sociales et politiques), il fait partie des 5 docteurs d'origine arabe présents sur les listes du PS en région liégeoise.

S'il est élu bourgmestre au soir du 8 octobre, nul doute que cet événement sera un signal important dans toutes les communes multiculturelles du pays.

Je lui souhaite plein succès.

26 septembre 2006

La campagne éléctorale à Liège en télé

Mercredi 27 septembre à 21h20, la RTBF propose un débat entre les têtes de liste à Liège. Un autre débat est programmé sur la télévision locale RTC le vendredi 6 octobre à 21h.

Regardez également le reportage de Zoom In en cliquant ici.

25 septembre 2006

Liège Bierset - Casablanca









Jet4you, le premier transporteur marocain low cost, propose à dater du 1er Novembre trois vols hebdomadaires sur Casablanca à partir de 18 EUR. Les appareils utilisés sont des Boeing 737-400 d'une capacité de 173 places. Les vols opéreront entre Casablanca, Liège et Charleroi les mercredi, jeudi et dimanche. Les billets peuvent être réservés en ligne à partir du lien suivant (http://www.jet4you.com), via le call centre de la compagnie (+32 78 16 02 22) ou via votre agence de voyage.

22 septembre 2006

Vous êtes assesseur le 8 octobre?

... alors ceci vous intéresse.

Il s'agit d'un projet qui vise à reverser l'indemnité perçue par les assesseurs des bureaux de vote à Amnesty International. Quelques pages Internet vous expliquent la procédure - cliquez ici